Date de publication: 09/04/2024

Le Vatican publie un document sur les graves violations de la dignité humaine, telles que la pauvreté et l’avortement

Église

Après cinq années d’études, de réflexions, de consultations et de débats, le Saint-Siège a publié cette semaine, le 8 avril, la Déclaration « Dignitas Infinita », axée sur les graves violations de la dignité humaine. Le texte a été préparé par le Dicastère pour la doctrine de la foi et est disponible en six langues : Italien, Français, Anglais, Allemand, Espagnol et Portugais.

La Déclaration « Dignitas Infinita » est divisée en quatre chapitres, rédigés en 66 thèmes : 1) Une prise de conscience croissante de la centralité de la dignité humaine, 2) L’Église proclame, promeut et garantit la dignité humaine, 3) La dignité, fondement des droits et des devoirs de l’homme, et 4) Quelques graves violations de la dignité humaine.

Outre l’avortement, l’euthanasie, la théorie du genre et la maternité de substitution, la pauvreté, la guerre et la traite des êtres humains figurent également sur la liste des violations éthiques très graves. Cette liste n’est pas exhaustive, mais elle donne les principaux exemples des maux modernes qui frappent l’humanité et vont à l’encontre des valeurs évangéliques, et évidemment de la dignité humaine.

Pour nous, membres de la SSVP, la section « Le drame de la pauvreté » (thèmes 36 et 37), considérée comme la plus grande injustice de la société contemporaine, est particulièrement importante. Dans le document, la pauvreté est associée au chômage : « il n’y a pas de pire pauvreté que celle qui prive les gens de travail et de la dignité du travail ».

Outre la pauvreté matérielle, le texte énumère d’autres violations, telles que les guerres, la souffrance des migrants, la traite des êtres humains, les abus sexuels, la violence à l’égard des femmes, l’avortement, la gestation pour autrui, l’euthanasie et le suicide assisté, la mise à l’écart des personnes handicapées, la théorie du genre, le changement de sexe et la violence sexuelle.

Le Saint-Siège considère également que la pratique de la polygamie, les conditions de vie inhumaines, l’esclavage, la prostitution et la traite des femmes et des jeunes filles constituent une grave violation de la dignité humaine. Il mentionne également la peine de mort, qui « viole la dignité inaliénable de toute personne humaine en toutes circonstances ».

La liste des violations est complétée par la « violence numérique », citant que de nouvelles formes de violence se répandent à travers les réseaux sociaux, telles que la cyberintimidation, la pornographie et l’exploitation des personnes à des fins sexuelles ou par le biais de jeux d’argent.

En résumé, la déclaration explique que toutes ces violations représentent « tout ce qui est contraire à la vie » et « tout ce qui porte atteinte à l’intégrité de la personne humaine ».

Nous recommandons aux Conférences Vincentiennes de télécharger le fichier de la déclaration et de le méditer comme une lecture spirituelle. Toutes les violations de la dignité humaine doivent être dénoncées et combattues par nous tous, chrétiens et vincentiennes.

Confrère Renato Lima de Oliveira

Commissaire aux Nations Unies

16ème Président Général (2016/2023)