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Lectures du Dimanche 31 décembre

25 décembre 2017 Actualités du CGI

Lectures du Dimanche 31 décembre

Semaine du 25 décembre 2017 (référence : lectures du dimanche 31 décembre)

La Sainte Famille de Jésus, Marie et José - Lectures : Cl 3,12 -21 ; Luc 2, 22-40

« Et quoi que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus. »

Réflexion vincentienne

Comme en d’autres occasions, dans la Lettre aux Colossiens de cette semaine, Saint Paul met en lien un cours de théologie avec des recommandations pratiques. Comme dans d’autres lectures de la période d’Avent, Paul parle de sainteté, mais dans cette lettre, il parle de sujets comme le pardon, les louanges de Dieu et la vie en famille.

Paul commence avec un message fort : « Vous êtes aimés par Dieu, vous êtes ses saints élus ». Ceci nous donne la tranquillité d’être protégés et élus, mais également il nous donne la responsabilité de chercher la sainteté, qui doit venir par la « sincère miséricorde, la bonté, l’humilité, la mansuétude et la patience ». Comme nous le savons, ces « guides de conduite » sont présents d’une certaine façon dans ce que nous appelons les « vertus vincentiennes » qui sont au nombre de cinq : simplicité, humilité, mansuétude, mortification et zèle. À cette occasion, nous réfléchissons déjà à propos de ces vertus si importantes pour ceux qui souhaitent suivre le charisme vincentien.

Ensuite, Paul parle du pardon. Il nous demande de « nous supporter les uns les autres, et de nous pardonner mutuellement », et il ajoute une phrase très importante : « comme le Seigneur vous a pardonné, vous aussi pardonnez ». Lorsqu’il était archevêque de Buenos Aires, le Pape François a écrit dans un de ses livres une citation très sage : « seul peut pardonner celui qui a eu l’expérience du pardon ». Un enfant à qui on n’a jamais pardonné pour quelque chose d’incorrect, ressentira difficilement le sentiment du pardon envers les autres. Ici, Paul nous dit la même chose. Il nous demande de penser à toutes les fois où le Seigneur nous a pardonné et de ressentir le sentiment de paix qui en découle. De cette façon, nous pourrons également pardonner à ceux qui nous offensent et transmettre cette même paix aux autres. En définitive, il ne peut y avoir de sainteté sans pardon, il ne peut y avoir de paix sans oublier définitivement le mal qu’on nous a fait. Lorsque nous pardonnons à quelqu’un, c’est nous mêmes qui augmentons notre niveau de sainteté et qui donnons à ceux qui nous ont offensés la possibilité de rechercher la sainteté car ils ressentent la paix de notre pardon.

Paul passe alors aux conseils pratiques des rapports au sein des familles. « Femmes, que chacune soit soumise à son mari, comme il convient dans le Seigneur. Maris, que chacun aime sa femme et ne s’aigrisse pas contre elle. Enfants, obéissez en toute chose à vos parents, car cela est agréable au Seigneur. Pères, n’irritez pas vos enfants, de peur qu’ils ne se découragent ».

Ici, il n’y a pas de sens à chercher la signification littérale des recommandations, qui correspond au monde où vivait Jésus. Plus que l’écriture, c’est l’esprit de l’écriture qui importe ! Qui est épouse ou époux sait comme il est difficile, mais en même temps gratifiant, d’être toujours attentionné envers l’autre, ou d’être toujours aimable, même quand parfois notre caractère nous mène à être amers et impatients. Qui est enfant, sait combien il est difficile d’obéir aux parents, car l’enfant veut montrer qu’il a également son estime de soi, son égo propre. Mais mon expérience montre que quand l’enfant devient parent, il décide et élève de la même façon que ses parents l’ont élevé, même s’il essaye d’ignorer cet héritage spirituel. Qui est un bon père ou une bonne mère sait que la plus grande difficulté dans les relations avec les enfants est de savoir se positionner dans un « détachement amoureux » : ne pas les accabler de câlins, mais les laisser apprendre par l’erreur, par l’expérience propre. À la fin, ce qui importe ce n’est pas tant ce que l’on fait en tant qu’époux, enfants ou parents, mais ce qui importe c’est l’intention avec laquelle nous agissons. Nous savons que nous allons commettre des erreurs, car il n’existe pas de manuel de conduite pour époux, enfants et parents, mais nous allons essayer de bien faire, avec l’héritage spirituel de nos parents, avec nos faiblesses et points forts, étant sûrs que nous réalisons le plan de Dieu au sein de notre famille.

De fait, un message primordial de la Lettre aux Colossiens de cette semaine est l’exhortation de la sainteté en faisant tout au nom du Seigneur : « tout ce que tu fais, en parole ou en œuvre, fais-le au nom du Seigneur Jésus-Christ ». Ceci change tout, car cela nous rapproche de Dieu. Il nous donne l’Esprit de force et de sagesse, et nous réalisons tout en son nom. Quelle grâce que de sentir la paix de cette proximité !