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Lecture spirituelle du Dimanche 17 Septembre

11 septembre 2017 Actualités du CGI

Lecture spirituelle du Dimanche 17 Septembre

Semaine du 11 septembre 2017 (référence : lectures du dimanche 17  septembre)

24ème Dimanche du Temps Ordinaire - Lectures : Rom 14,7 - Mat 18, 21-35

«Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur»

Réflexion vincentienne

Le noyau du contenu de la Lettre de Saint Paul aux Romains de cette semaine est que notre vie appartient uniquement à Dieu. « Si nous sommes vivants, nous vivons pour le Seigneur ; Si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Donc, vivants ou morts, nous appartenons au Seigneur » (Verset 8).

Que veut dire appartenir au Seigneur ? Évidemment, par le baptême, nous devenons des fils de Dieu, et donc, des frères du Christ. Si le Christ appartient tellement au Père qu’il a donné sa vie sur la Croix pour nous, alors, appartenir au Seigneur, veut dire que nous devons faire la même chose tous les jours, et porter notre croix quand nous réalisons de petites choses. Nous ne contrôlons pas (encore) la décision concernant notre naissance ou notre mort. C’est pourquoi notre naissance ou notre mort ne nous appartiennent pas. S’il en est ainsi, pourquoi est-ce si difficile que notre vie appartienne à Dieu ?

Dans l’Évangile de Saint Matthieu, Jésus nous donne une idée de cette difficulté.

Dans un premier temps, le roi montre qu’il n’était pas attaché aux choses. En réalité, la richesse pour lui était seulement un moyen pour faire le bien aux autres. « Le Royaume des Cieux est semblable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Quand il se mit à régler les comptes, on lui amena un débiteur d’une énorme fortune. Comme le serviteur n’avait pas de quoi payer, son maître ordonna qu’on le vendît comme esclave, avec sa femme, ses enfants et tout ce qu’il possédait afin de payer sa dette. Cependant, le serviteur tombé à ses pieds, demeurait prosterné et suppliait : « Seigneur, aie patience envers moi et je te paierai tout. » Touché de compassion, le maître de ce serviteur le laissa aller et lui pardonna sa dette ». (Verset 23-27). 

Combien de fois nous positionnons-nous à la place du débiteur et, malgré nos péchés et notre manque de foi, au « moment limite », nous nous agenouillons aux pieds de Dieu et nous lui supplions sa miséricorde ? Nous espérons recevoir de Dieu un miracle et Dieu nous répond avec beaucoup plus que ce que nous demandons : non seulement, Il nous donne un délai (comme nous le demandons), mais il nous annule notre dette.

Ensuite le débiteur déçoit le roi, parce qu’il n’en a plus besoin, et montre  que sa richesse lui appartient et non au roi (envers qui il a sa dette) : en effet, il traite un débiteur comme un ennemi. « À peine sorti, ce débiteur rencontra un de ses compagnons de service qui lui devait seulement cent deniers. L’ayant saisi, il l’intimida en disant : « Paie ce que tu me dois. » Son compagnon de service, tombé à ses pieds, supplia : « Aie patience envers moi, et je te paierai. » Mais il ne voulut pas l’écouter. Il sortit et ordonna de le mettre en prison jusqu’à ce qu’il eût payé sa dette. » (Verset 28-30). En réalité, tout ce que le premier et le second débiteur avaient appartenait au roi, car ce fut le roi qui prêta d’abord. Mais il semble que nous l’oublions.

Comme aujourd’hui, pour les Juifs de l’Ancien Testament une dette était une situation très sérieuse. C’était tellement vrai, que pour leur purification, à l’occasion du Jubilé, par exemple, les juifs avaient pour habitude d’annuler les dettes.

Prenons-nous au sérieux la nécessité d’annuler les dettes (pardonner les offenses, les trahisons et les mauvaises actions) de nos frères, avant de demander à Dieu qu’il nous annule nos propres dettes et prenne note de nos besoins ? Quand nous disons, dans la prière « Notre Père », « pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés », est-ce que nous réfléchissons vraiment à ce que nous disons ?

Seulement la grâce de Dieu peut nous rendre semblable à Lui pour que notre vie, tout ce que nous possédons, appartienne à Lui et non pas à nous. Seule la grâce de Dieu peut nous faire détacher de nos biens pour les mettre au service des autres ! Prions donc pour que Dieu nous accorde cette grâce constamment.